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01 - La prise en compte du temps long

 
Le premier axe mis ici en avant dans le cadre du projet de recherche sur le journalisme dans les rédactions à l'heure du numérique est la prise en compte du temps long.
Cette dernière doit permettre de repérer les régularités, de replacer l’apparent inédit dans le moyen et le long terme, de sortir de la paresseuse facilité du « sans précédent », du « toujours » et du « jamais » (Jeanneney 2001). En un mot, de garder son sang-froid dans l'analyse d'objets et de phénomènes contemporains souvent protéiformes et fortement évolutifs à l'image du journalisme. Il s'agit notamment de sortir de l'opportunisme conjoncturel (Bautier 2006), des simulacres engendrés par la médiatisation sommaire et les effets de « buzz » dont les échos peuvent parfois troubler l’audition du chercheur.

Plusieurs contributions scientifiques traitant des évolutions récentes du journalisme intègrent une approche socio-historique ou font référence au temps long : on évoquera par exemple l’ouvrage de Brin, Charron et De Bonville (2004) qui mobilise largement la notion des trois temps braudéliens (l’événementiel, le conjoncturel et le structurel) au service de l’étude de la périodisation du changement.

Loin de la caricature qui en a parfois été faite, la prise en compte du temps long s’inscrit ici dans une logique d’ « entrelacement des temps » (Althusser). Historiser sa démarche scientifique n'équivaut pas en effet à une invitation à nier les ruptures ou à postuler que l’histoire se répète et que rien ne change. Il s’agit, en revanche, en pointant les permanences et les continuités, de distinguer ce qui est réellement neuf.

mise à jour le 24 juillet 2015


Université Lumière Lyon 2