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03 - Une dialectique entre des études spécifiques et une perspective internationale

 
L’angle d’attaque privilégié dans ce projet est celui des entreprises d'information, préexistantes ou nées avec Internet, locales ou internationales, au sein desquelles la rédaction peut être appréhendée comme une "boîte noire" des pratiques et productions journalistiques.

Un terrain privilégié : l’entreprise de presse

Sur cette base, il s’agit d’élaborer un ensemble de monographies adoptant une grille d’analyse, des outils et un cadre méthodologiques communs permettant des croisements de points de vue et des comparaisons plus globales.
Ces monographies, rédigées par des équipes de recherche nationales et pluridisciplinaires, tendront à déterminer le contexte et l’impact de l’intégration du numérique sur un ensemble de variables : les pratiques rédactionnelles, les rapports professionnels, les codes du métier, les statuts, les carrières, les identités professionnelles, les modalités de gestions des ressources humaines, l’image de marque des entreprises de presse, etc.
Elles viseront à comprendre les modèles mobilisés par les rédactions pour faire évoluer leur offre à l’heure du numérique. Elles se pencheront sur les intentions des acteurs du secteur de l’information (manifestes et latentes), sur leurs représentations et références (nationales et internationales, propres au domaine journalistique ou externe), sur leur discours, etc.

Modèle dominant, emprunts et négociations

La dimension internationale du projet offre une perspective intéressante sur la recomposition des territoires autour des flux de données de même qu’une ouverture critique à des problématiques en lien avec les emprunts de codes professionnels et les négociations de modèles dominants.
Elle permet, d’une part, de tenir compte de l’inscription du journalisme dans le mouvement de la mondialisation, au niveau de la diffusion comme de l’adoption d’un ensemble de technologies de plus en plus déterritorialisé, et débouche de l’autre, sur une réflexion autour de la dialectique qui nait quotidiennement entre des traditions professionnelles spécifiques et des pratiques transnationales.
Au-delà des constats de rejets ou d’emprunts de nouvelles pratiques journalistiques dans des zones géographiques particulières, elle permet, de plus, de penser la recomposition du métier à l’échelle mondiale ainsi que la reconfiguration des centres et des périphéries du savoir et du pouvoir. Il s’agit d’analyser les rivalités et les collaborations internationales dans le secteur de l’information, pour comprendre les nouvelles stratégies de conquêtes de leadership à l’échelle mondiale. Loin d’une perspective néo-marxiste qui met en valeur l’inégalité des échanges entre les pays, cette approche est plutôt axée sur les rapports de force et sur les processus de négociation des modèles dominants. (Appadurai 2001)

mise à jour le 24 juillet 2015


Université Lumière Lyon 2